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 Sergio Leone, le maître du western spaghetti ...

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lesbellesmanieres



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Date d'inscription : 01/12/2007

MessageSujet: Sergio Leone, le maître du western spaghetti ...   Sam 1 Déc - 19:37




Voilà pour moi,non seulement le maître du western spaghetti, mais surtout ... un grand maître du Cinéma !
Avec Sergio Leone, j'ai découvert le "pur plaisir" que peut procurer le cinéma : une mise en scène au temps suspendu mélant profondeur de champ, gros plans extrèmes et travelling arrière pour lier le tout ; une musique omniprésente signée Ennio Morricone; des héros mysogines, cupides, patibulaires ...

On ne peut que se laisser prendre au style Leone ...
A chacun de ses films c'est simple : il faut juste ouvrir grand les yeux et grand les oreilles, et se laisser embarquer pour le voyage, sans se poser de questions. Juste savourer chaque plan, chaque dialogue, chaque note de musique, chaque visage !

Le reste n'est que littérature ... cyclops





Citation :
Sergio Leone, réalisateur italien né le 3 janvier 1929 à Rome (Italie), décédé le 30 avril 1989 à Rome (alors qu'il préparait un film sur la bataille de Stalingrad). Fils de Vincenzo Leone dit Roberto Roberti (pionnier du cinéma italien) et de l'actrice Bice Waleran.

Biographie :
Il commence sa carrière comme de nombreux réalisateurs italiens de son époque. Il réalise (ou co-réalise) d'abord des péplums (Le Colosse de Rhodes). Ensuite, alors que le western américain est en plein déclin, il participe au développement du western spaghetti (ou western italien ; il déclarait cependant : « Ce mot de spaghetti-western, c'est un des plus cons que j'ai jamais entendus de ma vie »), d'abord sous le pseudonyme à consonance américaine Bob Robertson (l'américanisation du nom est monnaie courante à l'époque pour les réalisateurs désirant percer aux États-Unis d'Amérique) puis sous son vrai nom. Ce pseudonyme a une signification puisque cela signifie Bob fils de Robert en référence à son père, le réalisateur Roberto Roberti.

Son style s'impose en quatre westerns devenus les représentifs du genre : Pour une poignée de dollars, Et pour quelques dollars de plus, Le Bon, la brute et le truand (tous trois avec Clint Eastwood, qui débute ainsi sa carrière) et Il était une fois dans l'Ouest.

Le style Leone :

Le format de pellicule (Cinémascope)
La grande profondeur de champ (utilisation de focales courtes)
Gros-plans extrêmes (scènes de duel), souvent sur les seuls yeux d'un personnage
Les travelings arrière (d'un détail au plan d'ensemble)
Temps étiré : de nombreuses scènes d'observation longue, tendue et sans dialogue entre duellistes
Regard cru sur l'Ouest américain (les héros sont des personnages antipathiques a priori, sales, méchants)
Musique omniprésente (Ennio Morricone), souvent indispensable comme dans les scènes d'observation citées ci-dessus.
Thématiques asociales : misogynie, individualisme exacerbé, cupidité maladive, apologie de la vengeance

La trilogie de l'homme sans nom :

Pour une poignée de dollars, Et pour quelques dollars de plus et Le Bon, la brute et le truand sont les trois films réalisés par Sergio Leone en 1964, 1965 et 1966 qui composent « la trilogie de l'homme sans nom » ; on l'appelle aussi parfois « la trilogie du dollar », car le personnage principal qui traverse la trilogie, interprété par Clint Eastwood, n'y est presque jamais nommé : étant à lui seul un personnage archétypique, il est immédiatement reconnaissable et n'a donc pas besoin de nom. Toutefois, on peut noter que dans le scénario de Et pour quelques dollars de plus, Clint Eastwood joue le personnage du « Manchot » (Manco dans la version anglaise), et dans Le Bon, la brute et le truand, Clint Eastwood est nommé « Blondin » (Blondy en anglais) par Eli Wallach. Ces dénominations peuvent être prises pour des surnoms, bien que Clint Eastwood ne soit pas particulièrement manchot ni blond dans ces deux films.

Pour une poignée de dollars est un remake du film Yojimbo d'Akira Kurosawa (Le Garde du corps). L'histoire, presque point par point, est transposée du Japon féodal dans un univers western.

La trilogie "histoire de l'Amérique" :

Cette trilogie retrace trois passages importants de l'Histoire. Le premier, c'est la conquête de l'Ouest, que l'on retrouve dans le film Il était une fois dans l'Ouest. Dans le film Il était une fois la révolution, les protagonistes se retrouvent en pleine révolution mexicaine (1913). Puis, le dernier volet, Il était une fois en Amérique, où l'on dépeint l'Amérique du temps de la prohibition et l'avènement du gangstérisme.

Cette trilogie devait être liée à la précédente de part la première scène de Il était une fois dans l'Ouest. En effet, les trois personnages qui accueillent Charles Bronson à sa sortie du train devaient être interprétés par Clint Eastwood, Lee Van Cleef et Eli Wallach. Cependant Eastwood, dans un souci de carrière professionnelle, ne souhaitait pas mourir dès la première scène du film, Sergio Leone n'a pas pu poursuivre cette idée malgré l'accord des deux autres comédiens.

En 2004 la revue italienne de cinéma "Ciak" a publié son dernier projet,Un posto che solo Mary conosce A Place Only Mary Knows, écrit avec Luca Morsella et Fabio Toncelli, une histoire sur la Guerre civile américaine.


Filmographie :

Réalisateur :
1959 : Les Derniers Jours de Pompéi (Gli Ultimi giorni di Pompei) (non crédité) avec Steve Reeves, Fernando Rey
1960 : Le Colosse de Rhodes (Il Colosso di Rodi) avec Georges Marchal, Léa Massari
1961 : Sodome et Gomorrhe (Sodom and Gomorrah) (non crédité) co-réalisé par Robert Aldrich, avec Stewart Granger, Anouk Aimée
1964 : Pour une poignée de dollars (Per un pugno di dollari) avec Clint Eastwood
1965 : Et pour quelques dollars de plus (Per qualche dollaro in piu) avec Clint Eastwood, Lee Van Cleef
1966 : Le Bon, la brute et le truand (Il buono, il brutto, il cattivo) avec Clint Eastwood, Lee Van Cleef, Eli Wallach
1968 : Il était une fois dans l'Ouest (Once Upon a Time in the West -- C'era una volta il West) avec Charles Bronson, Henry Fonda, Claudia Cardinale, Jason Robards
1971 : Il était une fois la révolution (A Fistful of Dynamite -- Giu' la testa) avec James Coburn, Rod Steiger
1984 : Il était une fois en Amérique (Once Upon a Time in America) avec Robert De Niro, James Woods

Producteur :
1973 : Mon nom est Personne (Il mio nome è Nessuno) de Tonino Valerii avec Henry Fonda, Terence Hill
1975 : Un génie, deux associés, une cloche (Un genio, due compari, un pollo) de Damiano Damiani avec Robert Charlebois, Terence Hill, Miou-Miou
1977 : Qui a tué le chat ? (Il gatto) de Luigi Comencini avec Ugo Tognazzi, Mariangela Melato, Dalida Di Lazzaro
1979 : Un jouet dangereux (Il giocattolo) de Giuliano Montaldo avec Nino Manfredi, Marlène Jobert
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