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 L'Homme sans Age (2007) de FF. Coppola

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lesbellesmanieres

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Localisation : nanterre
Date d'inscription : 01/12/2007

MessageSujet: L'Homme sans Age (2007) de FF. Coppola   Sam 1 Déc - 19:44



Quand un grand maître du cinéma comme Francis Ford Coppola revient dans les salles, c'est toujours un événement.
Quand en plus cela fait dix ans qu'on l'attend, là on frôle l'impatience fébrile ...
Et quand l'accueil des médias semble bon, on en peut carrément plus d'attendre !!


Et ... le résultat est là. On a du grand Coppola, simple et beau à la fois ! La mise en scène vous enveloppe (les cadrages, le découpage et le montage sont au petits oignons), l'interprétation est tout simplement bluffante : Tim Roth en homme sans âge, mais aussi Alexandra Maria Lara dans la peau de toutes ces femmes qui n'en font qu'une, et Bruno Ganz, qui se fait bien rare au cinéma, magnifique dans le rôle du médecin Stanciulescu.

Alors je sais, certains me diront qu'avec l'âge, Coppola verse dans le mystico-philosophique un peu ardu voire "prise de tête" : son interrogation obssessionnelle sur le temps et la conscience, passée à la moulinette du romancier-philosophe Mircea Eliad peut en dérouter plus d'un ! Moi-même j'avoue avoir ressenti quelques petites longueurs en milieu de film ...

Mais bien au-delà de ces histoires d'origine du langage et de métempsychose, L'Homme sans Age nous pose finalement une question simple, essentielle : que ferions-nous d'une deuxième chance ? D'autres choix ? ou bien les mêmes erreurs ? C'est face à cette question que se retrouve le personnage de Tim Roth, tiraillé entre son amour perdu de jeunesse et sa soif inassouvie de savoir ... deux quêtes, deux chemins opposés pour donner sens à sa vie.


ma note : Laughing = excellent


Arrow le lien vers le site officiel du film :
http://www.lhommesansage-lefilm.com/

Idea pour en savoir plus sur le livre de Mircea Eliad


Citation :
Un film de Francis Ford Coppola
adapté de la nouvelle "Le Temps d'un centenaire" de Mircea Eliad
avec Tim Roth, Bruno Ganz et Alexandra Maria Lara
Titre original : YOUTH WITHOUT YOUTH (Etats-Unis)
Genre : Drame - Duree : 2H05 mn
Distributeur : Pathé Distribution

Sortie en salles le 14 Novembre 2007

Sélection officielle Festival de Rome 2007

Synopsis :
En Roumanie, avant la Seconde Guerre Mondiale, un vieux professeur est frappé par la foudre et rajeunit miraculeusement. Son cas attire alors les espions de tout bord. Devenu fugitif, il n'a d'autre choix que de fuir de pays en pays et d'identité en identité.

Autour du film :
(propos de Francis Ford Coppla)
C’est une amie de lycée, Wendy Doniger, qui la première a attiré mon attention sur L’Homme sans âge (Youth without youth). Elle avait été assez gentille de lire un scénario, Mégalopolis, sur lequel je travaillais depuis des années sans pouvoir l’achever. J’avais le pressentiment que Wendy, aujourd’hui éminent professeur dans le département des langues et religions indiennes à l’Université de Chicago, pourrait m’apporter ses lumières sur certains concepts obscurs de l’histoire. Et c’est ce qu’elle a fait.
Nous avons discuté des deux domaines du langage cinématographique qui m’intriguent le plus : le temps et la conscience. Sa réaction après la lecture du scénario fut très encourageante. En outre, elle avait ajouté dans ses annotations quelques citations intrigantes de L'homme sans âge, nouvelle de son mentor, Mircea Eliade. Je décidai de la lire. À peine l’avais-je commencée que je me dis : “Je pourrais en faire un film. Je ne vais rien dire à personne. Je vais le faire, c’est tout.”

L’histoire m’a touché. Comme le personnage principal, Dominic, j’étais tourmenté et englué dans mon incapacité à terminer un travail important. À 66 ans, j’étais frustré. Je n’avais pas tourné de film depuis huit ans. Mes affaires étaient florissantes mais ma soif de créativité n’était pas satisfaite. L'Homme Sans âge ressemble, d’une certaine manière, à un épisode de la Quatrième Dimension. Un vieux professeur rajeunit. Il profite de ce sursis pour poursuivre ses recherches sur les origines du langage. Je voulais retourner à la réalisation de films plus personnels. Ce qui veut dire des petits budgets. L’histoire se passe en Roumanie. En Roumanie ! J’ai toujours aimé explorer la périphérie des choses.
Mon déménagement de Los Angeles à San Francisco participait du même désir. En catimini, j’ai donc commencé à négocier les droits de la nouvelle. J’ai commencé à réfléchir. J’ai pris un carnet et j’ai commencé le découpage du film. Soudain, l’espoir renaissait. J’avais déjà la caméra et je venais d’acheter de nouveaux objectifs, de vrais petits bijoux. Je commençais à réfléchir à un style. Comme chez le grand réalisateur japonais Ozu, la caméra ne bougerait pas. Ce n’était pas très original mais ce n’était qu’un début. Peut-être mes explorations du temps et de la conscience ajouteraient-elles quelques mots au vocabulaire cinématographique ? J’y aspirais depuis si longtemps. Je repris courage.

Quand j’étais avec ma famille ou mes amis, je me sentais mieux car j’avais un secret que personne ne soupçonnait : un film sur le feu. Quand l’écriture du scénario fut achevée, je me rendis en Roumanie avec ma petite-fille Gia. Nous habitions chez un ami américain qui avait racheté les parts d’un petit laboratoire pharmaceutique qui périclitait et essayait de le transformer en une société conforme aux normes européennes. C’était une bonne couverture. Je ne voulais surtout pas être pris au piège du célèbre réalisateur qui tourne un film à gros budget. Je me comportais comme si je faisais un film de fin d’études.

Gia et moi avons voyagé à travers la Roumanie. Nous nous sommes rendus dans tous les endroits mentionnés dans le roman. C’était une aventure amusante. Petit à petit, j’élaborais un plan pour un film que je pourrais financer seul. Quel soulagement de ne pas avoir à aller quémander de l’argent aux gros bonnets des studios ! Tout devait rester simple. Quand j’ai su que ça pourrait marcher, j’ai fait venir deux collaborateurs de confiance : Anahid Nazarian et Masa Tsuyuki - et la caméra. Je commençais à faire passer des auditions aux comédiens dans l’arrière-boutique du labo pharmaceutique. Il y a plus de 50 rôles dans L'Homme Sans âge ; combien pouvais-je en distribuer ici ? Mais j’avais un plan encore plus élaboré. Chaque fois que j’auditionnais un acteur, j’utilisais un directeur de la photographie différent.

Ils étaient tous très professionnels mais j’ai choisi Mihai Malaimare, Jr. Le film parlait du rajeunissement. Le fait que Mihai soit si jeune me plaisait, il a aussi une personnalité très douce et un immense talent. Quand je lui ai dit que la caméra serait statique, il a répondu, “C’est génial !” Pas à pas, j’échafaudais mon plan. Anahid avait produit quelques films à petit budget et s’en était bien sortie. Je voulais une équipe réduite. Nous aurions donc deux casquettes. Anahid serait productrice et script.
En ce qui concerne le matériel, je n’utiliserais que le strict nécessaire. Masa est retourné à Napa pour acheter un Dodge Sprinter, qu’il a transformé en studio roulant, une camionnette utilitaire pour transporter tout le matériel. Nous l’avons expédiée en Roumanie. J’étais sur le point de faire le grand saut, de mettre les autres devant le fait accompli. Pour interpréter le rôle principal, il me fallait un acteur suprêmement intelligent qui puisse faire face à toutes les exigences du rôle, y compris les heures de maquillage puisque le personnage passe de 26 ans à 101 ans.

Quand j’ai rencontré Tim Roth, je l’ai trouvé charmant et très intelligent. Il avait fait des choses remarquables et s’enthousiasmait à l’idée de s’attaquer au rôle. J’avais vu Alexandra Maria Lara dans La Chute et j’avais trouvé qu’elle avait beaucoup de présence à l’écran, avec un talent particulier pour l’expression des sentiments intimes. Quand on rencontre une personne comme elle, on sait qu’on tient un trésor. C’est à cause de la personnalité d’Alexandra que j’ai décidé de lui faire jouer les trois rôles qui sont une variation de la même personne : Laura, Veronica et Rupini. Une seule actrice pour incarner les trois aide le spectateur à comprendre le thème de la réincarnation et de la métempsycose.
Bruno Ganz, bien sûr, je le connaissais depuis les films de Wim Wenders. Comme j’avais sous la main un immense acteur, j’ai créé un personnage qui est une combinaison de plusieurs médecins du roman. Je pensais que Bruno donnerait de la personnalité au professeur et il y a réussi. Il y a eu beaucoup de concurrence pour jouer la belle espionne nazi. Mais en fin de compte, j’ai choisi Alexandra Pirici, chorégraphe et danseuse conceptuelle, qui est remarquablement intelligente et très séduisante.
Un autre acteur m’a beaucoup impressionné. C’est Adrian Pintea, célèbre acteur roumain qui s’est métamorphosé en mystique indien. Nous avons commencé le tournage en octobre 2005 et avons tourné pendant 84 jours avec une distribution et une équipe technique essentiellement roumaines. Nous avons relevé bien des défis, surmonté bien des difficultés, la météo n’étant pas la moindre. Il y a eu quelques contretemps en début de tournage mais grâce à tous nos efforts conjugués, nous les avons surmontés et je suis très fier de présenter ce film.
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